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samedi 14 février 2009

EN QUÊTE DE SHERLOCK HOLMES





      C’est en 1961 que j’ai obtenu, pour bons et loyaux services au CM2, un livre en mauvais papier, genre buvard. La couverture montrait une pièce vide, un cadavre au visage effrayant, simiesque, allongé sur le dos, et un homme qui examinait à la loupe un mur à la tapisserie déchirée, où était écrit un mot illisible en lettres de sang… Je tournai la page comme on ouvre une porte et entrai sans méfiance…
      J’étais fait comme un rat !
     A partir de ce moment, (comme Isa Whitney rôdant dans Upper Swandan Lane, parce que, par curiosité, il avait eu la stupidité, de goûter à l’opium), on me vit traîner lamentablement autour des librairies. Tout l’argent des étrennes, toute ma menue monnaie, passaient dans l’acquisition de toutes les aventures de Sherlock Holmes ( Je ne savais pas alors que je m‘étais irrémédiablement engagé dans une quête qui sans doute n’aurait pas de fin…)
      Qu’est ce qui permet d’expliquer cette fascination pour le Canon, pour Sherlock Holmes, fascination qui dure maintenant depuis plus de quarante années ? Bien sûr, il y a le charme paradoxal de l’Angleterre si proche mais si exotique avec sa monarchie, son thé, ses rituels, sa politesse (les Anglais ne peuvent même pas se tutoyer !), tout ce monde policé et conformiste que vient fort heureusement épicer le crime. Il y a aussi le charme des salons cossus et démodés, la sweeteur des homes si bien mise en valeur par l’exécrable météorologie d’outre-manche. Et puis, le charme de l’époque victorienne, de la fin de siècle, où roulent encore les cabs, où on s’éclaire encore à la bougie mais où notre modernité est déjà présente avec les trains, et bientôt le téléphone, puis les premières automobiles… charme démodé que n’ont pas des époques plus reculées, beaucoup trop différentes de la nôtre pour nous toucher.
Pourtant, le charme est loin de suffire à expliquer à lui seul cette fascination, à moins de donner à charme son sens ancien de pouvoir magique. Mais, pas plus que le Maître, nous ne sommes disposés à croire à la magie...
       L’analyse qui suit a pour but, sinon de nous libérer de cet envoûtement ( qui le souhaiterait d’ailleurs ?), mais d’en comprendre du moins un peu le mécanisme.




L’EFFET MAGRITTE
*
       Quand, souhaitant connaître Sherlock Holmes et ses aventures, nous ouvrons un des soixante récits, nous ne trouvons d’abord, souvent, ni Holmes, ni aventure ! Nous nous heurtons dès la première page, dès les premiers paragraphes, à un autre lecteur, encombrant, déjà là, toujours là : c’est le docteur Watson qui consulte et commente ses notes.
        Le récit canonique rappelle ces tableaux de Magritte où un individu, de dos, en chapeau melon, regarde le paysage en même temps que nous et, par là-même, nous en cache une partie. Un tiers environ des chroniques du docteur débute par ce genre d’introduction, cette antichambre qu’il faut traverser avant de parvenir à l’histoire. (1)
       Dans ces prologues, Watson, comme tout lecteur, sélectionne. Il est en train de choisir le cas (parce qu’il lui semble intéressant pour mettre en valeur les qualités exceptionnelles de son ami, parce que celui-ci le lui a demandé…) Et par ce choix, il rejette évidemment les autres affaires (parce que Holmes s’oppose à leur publication, que "le monde n’est pas prêt"…) affaires qu’il communiquera peut-être un jour.


      Ou peut-être jamais !
      D‘où une première frustration du lecteur : ce cas et les 59 autres rapportés dans le Canon ne sont qu’une partie seulement de ceux dont le docteur a été témoin et sur lesquels il a pris des notes ! Il y a bien d’autres affaires évoquées mais de manière si succincte qu’il n’est pas possible de se faire une idée précise de ces untold stories.


      Mais le mal se révèle très vite encore bien plus profond :
      Aurions-nous même accès direct à toutes les notes du docteur, que la carrière exceptionnelle de Holmes nous échapperait encore : on découvre en effet assez rapidement que le détective a commencé son activité bien avant, et l’a poursuivie en dehors de sa cohabitation avec le docteur. Et à part quelques cas que Holmes lui a rapportés (GLOR)( MUSG) ou nous rapporte lui-même ( BLAN) (LION), Watson ne peut évidemment raconter que ce dont il a été témoin. Aux "untold stories", il faut donc ajouter les "unknown stories" !
      Comme dans le tableau de Magritte, Watson, le monsieur à redingote et melon, ne nous laisse voir qu’une partie du paysage, une portion du sujet ! Le texte canonique est aussi fascinant par les parcelles de la biographie du détective qu’il livre que par l’étendue qu’il évoque ou tait. (voir tableau A en annexe)
Le Canon que nous sert le bon docteur est toujours trop petit pour notre soif ! Rien de mieux évidemment pour l’attiser !


**


      Mais faisons-nous une raison ! Oublions les affaires ignorées de Watson, oublions aussi les untold stories. Et profitons au moins des cas qui nous sont rapportés.
      Hélas , même revue à la baisse, notre ambition, ne peut pas être satisfaite.
Watson, en effet, une fois l’affaire choisie, ne nous livre pas ses notes : il les relit oui, mais surtout il les relie à sa façon, c’est à dire qu’il les met en forme, en ordre comme récit. Plusieurs fois d’ailleurs, Holmes lui a reproché sa façon de rendre compte des enquêtes, critique que le détective reconnaîtra certes injuste quand il prendra lui-même la plume, mais critique qui renvoie quand même à une vérité : Watson est « romantique » (dixit Holmes) et l’enquête nous est rapportée à travers l’écran de l’artifice littéraire. « Your fatal habit of looking at everything from the point of view of a story instead of a scientific exercise has ruined what might have been an instructive and even classical series of demonstration.” lui reproche Holmes ( ABBE) qui lui dit aussi “Cut out the poetry, Watson !”( RETI)
       Plus grave encore, le biographe ne se contente pas de réorganiser, dans une visée littéraire, les différents éléments d’informations que contiennent ses notes. Il avoue aussi parfois devoir cacher ou transformer des faits soit dans le but de respecter l’honneur de protagonistes encore vivants soit pour des raisons politiques. Non seulement il relit et relie, mais il ment ( il "lies" pourrait-on dire dans un mauvais jeu de mots franco-anglais !)
      Enfin, last but not least : le lecteur, même le moins attentif, ne peut manquer de remarquer la désinvolture et l’étourderie du docteur qui lui font parfois commettre des incohérences en particulier dans les dates (WIST), dans la localisation de ses blessures, ou même des imprécisions quant à son (ou ses) mariage(s). Etourderies qui exaspèrent encore notre désir de savoir.
      Non seulement, le lecteur ne peut donc pas connaître toute la vie aventureuse du détective mais même ce qu’il en sait par l’intermédiaire du docteur n’est pas sans quelques approximations et déformations.
Holmes et ses aventures, à travers le texte lacunaire ou déformant de ce biographe, trop romantique, trop diplomate ou trop étourdi, nous échappent toujours. Dans la brume et les vapeurs des écrits du docteur, nous ne pouvons percevoir de Sherlock Holmes qu’une silhouette familière mais bien vague.
      Et nous aurons beau puiser encore et encore dans le Canon, cela ne calmera jamais notre soif !


MON AMI ET COLLEGUE LE LECTEUR WATSON


      Mais quels que soient les défauts et défaillances du docteur, quoi qu’on pense de sa lecture des faits, c’est pourtant cette lecture qu’il nous faut suivre pour avoir accès à ces derniers. Pas moyen de faire autrement : nous vivrons l’enquête de Holmes telle que le docteur l’a (ou se souvient, ou décide, de l’avoir) vécue.
      Le récit watsonien se présente comme un trajet qui part de l’erreur( BOSC), de l’ignorance (STUD) ou du grotesque (REDH) pour mener à la vérité. C’est un parcours qui commence dans la fausse évidence, dans le non-lisible ou l’insensé et se termine dans la transparence, dans le sens dévoilé.
      Comment ne serions-nous pas séduits par ces histoires qui s’apparentent à notre propre démarche de lecteur : en lisant un texte quel qu’il soit ne passons-nous pas de l’opacité, de l’ignorance, du mystère à la lumière.
      Les récits du docteur sont tout simplement des métaphores de la lecture.
      Remarquons par ailleurs que, parmi les actions rapportées dans ces chroniques, beaucoup ne sont même souvent que de simples lectures de documents. Dans de nombreuses enquêtes, les lettres, télégrammes, cartes de visites, messages codés ou non, articles de presse…tiennent une place importante. Watson est d’ailleurs fréquemment, à la demande du détective et de façon emblématique, le lecteur de ces écrits divers.(2)


      Cette multiplication des niveaux de lectures internes au texte (documents lus, analysés lors de l’enquête ; enquête relue et revue dans les notes de Watson ; notes relues et revues dans le récit littéraire, et même texte de Watson relu et revu par Sir Arthur, l’agent littéraire) tend à relativiser, à brouiller, à estomper la frontière entre nous et le livre que nous lisons. (voir tableau B en annexe)
     C’’est pourquoi nous y sommes si profondément, si merveilleusement, plongés.
     Un peu étourdi, je lève la tête, quitte le livre des yeux : sur la tapisserie une ombre longiligne s’étire. C’est celle d’un homme maigre, penché, scrutant quelque chose à travers la double loupe de ses lunettes de myope. non , ce n’est pas le fantôme de Holmes , ce n’est que mon ombre de lecteur que projette ma lampe
Une idée folle s’impose peu à peu à nous: puisque Watson, un des héros de ces récits, n’est finalement avant tout qu’un lecteur comme nous, est-ce que réciproquement, nous les lecteurs, nous ne serions pas, un peu du moins, des héros ?




LES LECTURES EXTRAORDINAIRES DE SHERLOCK HOLMES
      Mais on objectera bien sûr que le véritable héros, ce n’est quand même pas le docteur, mais bien Sherlock Holmes !
      Exact ! Mais que fait Holmes sinon décrypter, analyser, décoder, bref lire en un mot. “If I read his character right”, dit-il par exemple dans FINA
      Il lit dans une canne ou dans un chapeau oubliés, les caractères de leur propriétaire. Il lit dans l’apparence du client son identité. Il relit la lettre, le document dont Watson n’a jamais su tirer tout le sens.


      Lecteur-maniaque, Holmes lit même indépendamment de tout intérêt d’enquêteur, juste pour le plaisir. Il lit tout ce qui se présente (la personnalité du frère de Watson à partir de sa montre, le cheminement des rêveries du docteur à travers ses mimiques et ses gestes, son emploi du temps des derniers jours dans l’aspect de ses chaussures….)
      Certains feront remarquer à juste titre que le plus souvent, Holmes ne peut pas lire puisque, joignant l’extrémité de ses doigts, il ferme les yeux. Et on ne lit pas les yeux fermés !
      D’accord, mais si Holmes baisse les paupières, c’est pour mieux écouter et finalement est-ce que cela ne revient pas au même ?
     Il écoute le policier désemparé, le client effrayé ou intrigué… et il décode, il interprète.


*
      Et, en même temps que lui, Watson et nous les lecteurs, nous lisons, nous écoutons aussi. Mais les témoignages de clients paniqués ou les comptes-rendus de policiers désemparés restent pour nous soit incompréhensibles, soit grotesques, soit mystérieux. A moins que, croyant tout comprendre, nous les trouvions trop clairs, trop simples, évidents.
      Bref, nous ne comprenons rien ou pire tout de travers !
      Les illettrés de Scotland Yard, les Gregson, les Lestrade, sont eux souvent certains d’avoir tout compris : généralement, eux, ils ont eu pourtant accès à ce qu’on pourrait appeler le «texte initial intégral» : ils sont allés sur les lieux, ils ont vu les indices, recueilli toutes les dépositions. Mais ils prennent toujours tout au pied de la lettre. Le nez sur les traces, ils ne comprennent rien. « Pas de théorie, des faits ! » Tel est leur slogan anti-holmésien. C’est à dire finalement : «N'’interprétons pas : les signes sont transparents Et ils déchiffrent signe à signe comme des cancres. On connaît le résultat !
      Watson et nous avons au moins une qualité : nous faisons confiance à Holmes, au Maître.


**
      Car Holmes est le Maître-Lecteur.
      Il y a même bien des affaires, Watson le signale, où le détective a pu tout déchiffrer depuis son salon ( car comme Mycroft, Sherlock est plutôt casanier, même si contrairement à son frère, il est prêt à se déplacer, à se bouger quand cela est nécessaire au dévoilement de la vérité). Il a pu ainsi parfois parvenir à la vérité à travers les rapports, les comptes rendus, les témoignages qu’on lui avait livrés à domicile.
Mais dans les cas relatés, le détective est la plupart du temps obligé de se rendre sur les lieux. Et nous, les lecteurs, avec le docteur Watson, à sa suite…
       Le terrain, pour Holmes, est un texte : «What do I read here dit-il en examinant les traces ( PRIO ) Il se plaint parfois du mauvais temps qui a effacé les signes ou bien des «lecteurs» maladroits du Yard qui ont souvent tâché, maculé le texte et l’ont rendu illisible.“It has been raining and blowing a hurricane ever since, said he, it will be harder to read now than the palimpsest.”(GOLD)
      A la différence des cancres de Scotland Yard, Holmes lui, sait lire et interpréter.


***
    Arrêtons-nous d’ailleurs un instant à cette méthode holmésienne de lecture car un problème délicat se pose : Holmes répète souvent qu’il ne peut pas et qu’il ne faut surtout pas raisonner sans données, qu’il ne faut pas fabriquer du sens avant d’observer les signes. “It is a capital mistake to theorize before one has data. Insensibly one begins to twist facts to suit theories, instead of theories to suit facts. (SCAN )”We approached the case, you remember, with an absolutely blank mind, which is always an advantage. We had formed no theories. We were simply there to observe and to draw inferences from our observations.” (CARD)” Still it is an error to argue in front of your data. You find yourself insensibly twisting them round to fit your theory.” ( WIST)
     Mais, paradoxalement, il ne se laisse jamais non plus dominer par les données, par les signes car témoignages, empreintes, etc... peuvent évidemment être truqués, fabriqués, voire faussés accidentellement. “Circumstantial evidence is a very tricky thing. It may seem to point very straight to one thing, but if you shift your own point of view a little, you may find it pointing in an equally uncompromising manner to something entirely different...”( BOSC )
      Là est sans doute le génie de Sherlock Holmes. Il y a un moment (que lui seul sait déterminer) où les données sont suffisantes pour rendre l’interprétation légitime, possible. Moment où il ne s’agit plus de suivre les signes, mais où on peut, on doit, anticiper. C’est cette interprétation qui l’amène alors à voir, à trouver des signes que les autres n’avaient pas vus, comme l’allumette et la bougie dans la boue( SILV,) les traces et les cendres du cigare dans le bois (BOSC.)…


****
       Mais cela fait un bon moment déjà que Watson (et nous avec lui) avons en fait abandonné toute idée de déchiffrer ces témoignages et ces indices, tout espoir de parvenir à la vérité.
      Cela fait un moment notre regard s’est détourné des données de l’affaire elle-même qui nous reste indéchiffrable. Notre regard maintenant est fixé sur Sherlock Holmes.
Car nous pressentons bien que lui a décodé, qu’il connaît, sinon toute, du moins une part de cette vérité qui nous est inaccessible. La vérité est en lui et c’est donc lui que nous essayons à présent de déchiffrer. Nous suivons maintenant la lecture de Holmes ; nous tentons de lire en lui, de lire sur lui, ce qu’il a lu.
Mais qu’y a-t-il à lire, à voir chez un homme qui lit ? Pas grand chose à vrai dire. Un lecteur ce n’est jamais très spectaculaire. Hypnotisés, nous regardons pourtant Holmes poursuivre son étude tandis qu’avec mépris, les policiers sourient devant les gesticulations étonnantes ou les remarques sibyllines du logicien-décrypteur.
Watson enseigne les signes permettant de savoir ce qui se passe dans la tête du détective (le choix d’une pipe, le ton de la voix, l’éclat des yeux, la couleur des joues, le frémissement des narines, la jonction de sourcils…) sont autant d’indices dont il connaît la pertinence et qui marquent la progression du décodage (sans malheureusement nous en donner bien sûr le résultat !)
      Nous voilà donc à présent en compagnie de Watson devant une double opacité. L’énigme initiale (que s’est-il passé ou que va-t-il se passer ? Qui a agi ou va agir ? Pourquoi ? Comment ?) s’est doublée pour nous d’un autre mystère (Qu’en sait Holmes et comment a-t-il su ? Comment va-t-il démasquer, arrêter le coupable ou l’empêcher d’agir?)
      Et quand le détective enfin tend ses filets, là encore, nous tentons de décoder sa stratégie. Mais Holmes est peu bavard et ses actes sont des signes mystérieux illisibles, supplémentaires qui ne dévoilent rien de ses intentions ( d’autant plus que son goût pour le théâtral, l’amène à ménager ses effets ou à nous jeter parfois en pâture une remarque sibylline sur laquelle nous nous cassons évidemment les dents).


*
      Finalement, Holmes démasque le coupable. L’"auteur" pourrait-on dire car c’est finalement ce coupable qui a tout écrit, qui a inscrit dans le monde les traces, les empreintes, les marques de son acte. Et c’est lui bien sûr aussi qui a souvent raturé, triché pour que la vérité ne soit pas connue, que le "texte" soit illisible ou dise autre chose que la vérité de son crime. A moins que le hasard ne l’ait servi en dénaturant les signes.
Mais à présent, battu, percé à jour, beau joueur, il parle. Généralement, la vérité sort de la bouche des truands. A moins que Holmes ne la livre lui-même, n’attendant de l’auteur que confirmation, compléments d’information, corrections mineures.
     Il reste à rentrer à Baker StreetWatson va demander à Holmes les éclaircissements dont nous avons encore besoin. Celui-ci commente alors parfois sa lecture des faits, la progression de son décryptage. Non seulement le crime, mais aussi les actes incompréhensibles, les remarques étranges du détective, tout nous devient alors transparent. Tout ou presque …
      Il est l’heure pour les deux amis de se préparer pour se rendre à un concert, ou bien pour Madame Hudson d’apporter sur un plateau la collation bien méritée.
     Il est temps aussi de sortir du livre et de le refermer.
     Mais c’est d’un œil nouveau à présent qu’on regarde ce salon où on est installé : la cheminée, les fauteuils, la pipe vide dans le cendrier et la tasse de thé….Une averse quasiment britannique frappe les vitres.   
     Comment passer cette mélancolique soirée d’automne ?






ANNEXES
TABLEAU A : LE CANON, PARTIE EMERGEE D' UN ICEBERG...









Tableau B : LES STRATES DE LECTURES DANS LE CANON :




Niveau 5 : Nous lisons la nouvelle.
Niveau 4 : Conan Doyle a relu le texte de Watson et y a éventuellement ajouté son grain de sel.
Niveau 3 : Watson a relu ses notes et les a réorganisées de façon à construire son récit « littéraire ».
Niveau 2 : Watson a interprété ( lu) les actions de Holmes qui enquêtait et a pris des notes.
Niveau 1: Holmes a décodé , décrypté (lu) les témoignages, les lieux du crime.
Niveau 0 : En commettant son forfait, le criminel a inscrit (écrit) des indices involontairement ou volontairement pour brouiller les pistes.








(1) Liste des 26 chroniques qui débutent par une introduction de Watson :
blac card chas cree devi engr fina five glor gold Illu musg nava nobl reig resi seco soli spec 3gab 3gar 3stu thor veil wist yell .
Dans les autres, le “filtre” Watson est évidemment présent aussi. (Exceptions : Blan et Lion où Holmes est narrateur et Maza où le narrateur est inconnu ( peut-être est-ce Conan Doyle ?)


(2) Liste des 47 chroniques dans lesquelles un document écrit (dont l’importance dans l’enquête est variable) est présenté au lecteur :
abbe blan blue bosc bruc card chas copp cree danc devi fina five glor gree iden illu last lion miss maza musg nava nobl norw prio redc redh reig resi reti scan seco Sign silv sixn soli stoc stud suss 3gab 3gar 3stu thor twis vall wist



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